Last of the Clippers
The Thermopylae’s Canadian Odyssey
- Conférencier: Alexandre Reford, historien
- Quand: Jeudi 15 avril 2021, 19h30 à 21h
- Où: En mode virtuel Conférence en anglais, suivie d'une période de questions bilingue
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Cherchant un navire qui pourrait approvisionner en riz ses moulins récemment ouverts à Victoria, en Colombie-Britannique, Robert Reford a chargé son partenaire John Dillon de trouver le bon navire. Dillon a entendu parler du Thermopylae. « Dillon a beaucoup de mal à obtenir du tonnage pour Victoria, écrit Reford à son fils, et a, en dernier ressort, envisagé d’acheter un voilier. Il m’a câblé les noms de plusieurs qu’on lui a offert et nous avons finalement décidé de miser sur celui appelé le Thermopylae ... il est en fait l’un des célèbres clippers d’Aberdeen pour le transport du thé ... »
C’est ainsi que commença l’odyssée de Robert Reford en tant que propriétaire de l’un des voiliers les plus rapides et les plus célèbres jamais construits – le Thermopylae. Rival du Cutty Sark, il était beau, élégant et rapide, construit pour amener les meilleurs thés de Chine jusqu’aux salons de thé de l’aristocratie britannique. Des décennies après son lancement, Robert Reford l’a acheté pour transporter du riz à son nouveau moulin de Victoria. Cela s’est avéré un investissement de courte durée et des plus désastreux. Il a apporté la renommée à Reford et à son agence de transport maritime et de riz de Montréal, mais pas la fortune. L’historien Alexander Reford racontera l’histoire de cet épisode fascinant de l’histoire maritime du dernier des navires de type clipper.

Alexander Reford est directeur des Jardins de Métis / Reford Gardens. Ayant complété des études à l’université de Toronto et Oxford University, il est l’auteur de plusieurs livres sur l’histoire et les jardins du Québec. Il a contribute à plusieurs reprises au Dictionnaire canadien biographique. Il est l’auteur des biographies de Lord Mount Stephen et Lord Strathcona et de sont arrière-arrière-grand-père, Robert Meighen, ainsi que de Robert Reford. Quelques unes de ses publications :
- Des jardins oubliés 1860-1960,
- Guidebook to the Reford Gardens,
- Au rythme du train 1859-1970,
- Elsie’s Paradise – Reford Gardens,
- Treasures of Reford Gardens - Elsie Reford’s Floral Legacy,
- The Metis Lighthouse.
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Pauline Faguy-Girard est amateur d’histoire depuis plusieurs années et s’intéresse plus particulièrement à l’histoire de Beaconsfield depuis 2004 alors qu’elle se joint à la société historique. Au fil des années, elle a été secrétaire, trésorière et, depuis 2018, présidente de notre société.



Alexandre Vattemare est né et mort à Paris (1796-1864). C’était un personnage protéiforme. Ses talents exceptionnels de mime et de ventriloque lui valurent la renommée dans l’Europe postnapoléonienne. Si cet homme, estimé des souverains et de l’élite intellectuelle de son époque est passé à l’histoire, c’est parce qu’il a créé un système international d’échange de spécimens doubles dans les domaines des arts, des sciences naturelles, des ouvrages scientifiques et littéraires, et qu’il a préconisé la construction d’instituts regroupant de nombreux services publics. Il voulait resserrer les liens d’amitié entre les groupes de la famille humaine et permettre aux ouvriers et aux personnes démunies de s’instruire facilement. L’objet de cette conférence est de cerner le projet de Vattemare de construire à Montréal et à Québec, en 1840 et 1841, deux instituts aux multiples fonctions – véritables utopies urbaines – afin de briser les barrières nationales, linguistiques et culturelles par l’éducation, et en particulier l’éducation gratuite des ouvriers et des démunis.
Jacques G. Ruelland, Ph.D., professeur retraité du Département de philosophie du Collège Édouard-Montpetit et du Département d’histoire de l’Université de Montréal, auteur de 48 ouvrages.
Robert Unwin Harwood époux de Louise-Josephte de Lotbinière héritière de la seigneurie de Vaudreuil. Robert Unwin est un personnage assez fascinant... Un anglais romantique qui a su développer la seigneurie de Vaudreuil à une époque troublée par la rébellion de 1837. Robert Unwin était tout un personnage, très aimé de ses censitaires francophones. Il a su s'attirer la considération et la sympathie des canadiens français et des anglais de sa seigneurie, un cas rare. Je l'ai connu par son petit-fils Henry de Lotbinière Harwood qui m'a introduit à la communauté anglophone d'Hudson et qui m'a beaucoup aidé dans ma carrière par ses archives et ses conseils. Pour moi, parler de son arrière grand-père c'est rendre hommage à un des membres de la communauté anglophone du Québec qui avait à cœur l'épanouissement de la communauté francophone de la région.
Au tournant du XXe siècle, de plus en plus de jeunes femmes des classes moyennes et supérieures ont l’occasion de s’initier à une panoplie d’activités physiques et sportives. À Montréal, nombreuses sont les femmes qui pratiquent une activité sportive telle que le tennis, le golf, la raquette ou le patinage dans un cadre récréatif. Quelques rares pionnières exploitent plutôt leurs capacités athlétiques dans les écoles privées et les universités ou se lancent dans l’univers de la compétition sportive. Pourtant, cet engouement de la gente féminine pour les sports, un espace de construction de l’identité masculine, suscite la controverse. Au moment où de plus en plus de jeunes femmes commencent à revendiquer le droit de vote et l’accès à des domaines a priori masculins, l’apparition de la figure de la « New Woman », cette jeune femme sportive portant des costumes plus légers et masculins (culottes bouffantes), tend à accentuer l’angoisse de la disparition de « la femme véritable ».
Malgré tout, dans les années 1920, des ligues sportives féminines s’organisent et de plus en plus de femmes choisissent la voie compétitive. Ces athlètes inspirantes et courageuses ouvrent ainsi la porte aux générations suivantes.
Valérie St-Georges
Février est le mois de l'histoire des noirs. Abraham Hanibal (Ganibal en russe), né sur le bord du lac Tchad dans ce qui est aujourd'hui le Cameroun, sera parmi les infortunés noirs à être fait esclave. Mais il aura un destin incroyable en devenant le fils adoptif du Czar de Russie, Pierre le Grand, et recevra une formation d'ingénieur en France.





La conférence nous fera découvrir plusieurs membres de la famille Taché à travers les générations. Jean-Pascal Taché a participé à la transition entre le régime français et le régime anglais au Canada. Son petit-fils était le Premier ministre et père de la Confédération, Sir Étienne Paschal Taché. Le fils de ce dernier, Eugène-Étienne Taché a conçu les icônes du patrimoine de Québec et nous a offert la devise québécoise "Je me souviens". C’est l’histoire d’une famille fondée sur des principes qui a conçu, à travers ses descendants, une partie de l’histoire du Canada
Michel Fragasso est historien amateur, féru de généalogie et conférencier sur plusieurs sujets d’histoire et de généalogie. Il est aussi descendant de la famille Taché. Son expérience de chargé de cours de l'Université Laval et de différents cégeps l'a disposé à prononcer des conférences sur des sujets patrimoniaux et diverses autres thématiques au Québec et l'étranger.